Depuis 1999, les actions de La Maison de Sagesse en Inde portaient principalement sur l’éducation et la santé. Après le désastre provoqué par le tsunami de décembre 2004, La Maison de Sagesse s’est engagée dans une action de soutien aux sinistrés. La zone sinistrée où est intervenue La Maison de Sagesse proche de Pondichéry, était peuplée de pécheurs et d’ouvriers agricoles. Le tsunami a laissé l’ensemble des habitations détruites, plus d’écoles et nombre d’orphelins sans abris.

 
Nouveau Projet 2013

Inde : Alphabétisation et soutien scolaire

Contexte :

L’Inde compte aujourd’hui plus d’1,2 milliards d’habitants. C’est un pays en plein essor mais, malheureusement, de nombreuses personnes sont laissées de côté. Présente depuis 1993 en Inde, Maison De Sagesse s’est associée à l’association Maa Mercy Welfare Society, pour des projets éducatifs en faveur d’enfants issus de familles pauvres de la région de Pondichéry. Elle intervient dans des villages dits « difficiles » car touchés par la misère et le problème d’alcoolisme des pères.

Projets et réalisations en 2013 :

- Programme de parrainage :

Projet Veerampatinam :

Depuis 6 ans Maison de Sagesse parraine la scolarisation d’enfants du village de Veerampatinam, près de Pondichéry. Les responsables de mission, Lucile et Jean-Luc Plantier sont allés une nouvelle fois à la rencontre de tous ces enfants en août 2013 et en ont tiré un bilan positif. Ils voient les enfants grandir, dont certains arrivent maintenant en classe de brevet.
Sabarmathy et Sangeetha, la Présidente de l’association Maa Mercy et sa sœur, s’occupent de l’organisation sur place. Ce sont au total 25 enfants d’école primaire qui sont parrainés. Des compléments alimentaires sont apportés à quelques enfants qui en ont besoin, des vêtements et des fournitures scolaires à toutes et tous.

Projet Sivakandan :

Nous avons rencontré Sivakandan, jeune homme en deuxième année universitaire. Sivakandan est très fier d’avoir d’excellentes notes en cette deuxième année, c’est un garçon sérieux et conscient de la chance qu’il a de pouvoir de suivre ce cursus.
La première des quatre années de son cursus a été prise en charge par une administration locale, nous avons pris en charge la deuxième année et cherchons un ou plusieurs co-parrains afin de pouvoir prendre en charge les années suivantes.

- Soutien à l’école maternelle Kuruvinatam :

Dans le village de Kuruvinatam, un des trois villages « difficiles » au sein desquels œuvre Maa Mercy, un repas chaud et équilibré est offert chaque jour aux enfants de maternelle. Une dizaine d’enfants handicapés sont maintenant nourris avec eux. Ces repas sont financés pour moitié par Maison de Sagesse.
La cinquantaine d’enfants de l’école maternelle de Kuruvinatham sont maintenant heureux d’avoir des jeux d’éveil et de constater des améliorations à leur vie quotidienne.
Les fonds nécessaires pour construire le toit de l’école maternelle sont maintenant pratiquement réunis, les travaux devraient commencer au mois mars 2014.

Responsables de mission : Lucile et Jean Luc Plantier

Partenaire : L’association Maa Mercy

 
Nouveau Projet 2009

Hygiène - santé

Dépistage et soins dentaires dans les villages de la région d’Auroville

En soutien à Auroville Dental Centre (Jacques Verré, chirurgien dentiste et H. Suriyagandhi, infirmière)

Auroville est une cité universelle qui émerge depuis 1968 près de Pondicherry au Sud-Est de l’Inde. La zone rurale d’Auroville comprend 25 000 habitants répartis dans 19 villages alentour sur environ 100 km2. En Inde, les revenus annuels moyens par famille (4 membres environ) sont de 25 000 roupies, soit 400 euros par an. Par conséquent, 50 % de la population a des problèmes de dents . Pour faire face à cela, un centre dentaire situé à Auroville a donc été construit à l’initiative de Jacques Verré, chirurgien dentiste français qui vit à Auroville depuis 3 décennies. Ce centre coordonne 11 centres satellites médico-dentaires de la région d’Auroville et répond à la demande massive d’éducation et de soins là où il n’existe aucune structure dentaire.

Un nouveau projet va être mis en place en 2009 au sein de ces centres. L’objectif de ce programme sera de diminuer les besoins de soins par l’éducation, la prévention et les soins de base, les bénéficiaires de ce projet seront en priorité les enfants. Le programme est unique en Inde et la méthode universelle accélérée utilise les non-professionnels pour suppléer l’absence de professionnels et ne nécessite plus de gros matériel. En effet, une simple table suffit pour examiner les patients et des non-professionnels sont formés dans les villages pour effectuer le dépistage et les soins de base.

 
Nouveaux Projets 2009

Education

Construction d’une crèche : Sri Annai à Nellikuppam

En 1999, Michel Gignoux, ancien bénévole, faisait la connaissance de Mangaï, une jeune enseignante Tamoul, qui lui fit part de son souhait de créer une crèche dans le village natal de son mari, Nellikuppam, au sud de Pondichéry, afin de venir en aide aux indiens pauvres et de remédier à l’absence d’éducation.
Les premiers travaux sont réalisés de novembre 2001 à février 2002 et la crèche est inaugurée le 6 juin 2002.
La méthode d’éducation indienne très récente qui est employée est celle de l’Institut Rishi Valley pour les ressources éducatives (RIVER) qui a reçue beaucoup d’appuis et de crédits (Unicef). Mangai a déjà adapté au Tamoul cette pratique multi-classes, multi-niveaux.
L’apprentissage fait appel à la responsabilité, à l’imagination et aux capacités d’association de l’enfant mais elle mène aussi à la découverte individuelle, l’étude en coopération avec les autres et une compréhension du Soi dans la société.
Ce programme s’est étendu, aujourd’hui il ne s’agit plus que d’une crèche mais aussi d’un soutien au développement des femmes et des communautés :

  • Aide à la commercialisation d’artisanat
  • Organisation de stages d’apprentissage de couture
  • Mise en place de cours d’anglais et de tamoul pour les adultes (8 participants)
  • Aide spontanée à des personnes âgées indigentes et aux personnes dans le besoin

Education

Construction d’une école au Gujarât

En partenariat avec l’association SARTHI

En mai 2001, La Maison de Sagesse réunissait 15 000 euros, versés par la Ville de Paris et initialement prévus pour subvenir aux besoins de la population indienne du Gujarât, région dévastée par le tremblement de terre du 26 janvier 2001.
Avec l’accord de la Ville de Paris, La Maison de Sagesse décidait d’utiliser cette somme pour la construction d’une école de 390m² antisismique dans un village proche de l’épicentre du tremblement de terre, avec le soutien d’un partenaire local, l’association SARTHI (Social Action for Rural and Tribal in-Habitants of India).
Les travaux ont commencé en Août 2002 à Rojasar, les plans ont été conçus par la SARTHI épaulée par un spécialiste des constructions parasismiques, en se basant sur un modèle standard en béton préconisé par l’HUDCO (Housing and Urban Development Corporation).
Il s’agit de la construction d’une école en béton, la population autochtone rejetant la terre cuite qu’ils associent à la pauvreté. L’école au toit plat comprend 5 classes spacieuses avec tableau noir plus une salle de professeurs, et, selon l’usage, des nattes et des coussins à terre en guise de mobilier. L’école a été inaugurée le 26 Mars 2003 et les élèves, au nombre de 563 (dont 286 filles) répartis en 5 classes de niveaux viennent de 2 hameaux alentour (Ban Wat Louang et Ban Nong Bung Keo).

Développement durable - eau

Reconstruction du village d’Ammankovilpathu

En partenariat avec l’ONG VOLONTARIAT (ONG indienne)

MDS a lancé une étude de besoins avec l'aide de Jean-Paul Dunand, expert hydraulicien bénévole, au travers d'Ecti, afin de monter un projet qui permettrait d’apporter un savoir-faire sur les problèmes d’eau et d’assainissement, le projet n’étant pas forcément aisé, le Gouvernement Indien ayant pris en charge la coordination des actions, après la phase de premier secours, en fixant des conditions d’enregistrement et de minimum d’investissement contraignants pour les ONG.
L’objectif s’est donc rapidement porté sur le montage d’une action en coordination avec une organisation déjà agréée et bénéficiant d’une bonne implantation sur place, et sur la région de Pondichéry, région la plus au Nord touchée par le tsunami...
La zone sinistrée retenue était constituée d’une bande de 400m le long de la mer où vivaient des pécheurs et des ouvriers agricoles, logés dans des paillotes sur la plage. Ces populations constituent des « hors castes » qui intéressent très peu les autorités.
Après plusieurs visites de villages, de contacts avec les organisations en place, nous avons pu identifier une ONG indienne, d’origine franco-belge : « Volontariat », qui possédait les permis pour la construction de plusieurs villages dans la région de Karikal. Un agrément a pu être mis en place entre les partenaires pour permettre à La Maison de Sagesse d’apporter à la fois son soutien financier et technique à Volontariat pour la construction d’un village de 125 maisons.
La Maison de Sagesse a pu amener les autorités à revoir le projet « eau » pour permettre un accès 24h/24 à une eau de boisson fiable (une première en Inde).
L’objectif de ce projet était de mettre en place des installations d’eau et d’assainissement prenant en compte les besoins et le mode de vie des habitants mais surtout leur apportant de façon durable :

  • une eau de qualité bactériologique satisfaisante, que ce soit pour l’eau de boisson comme pour l’eau domestique, ce qui permet de prévenir le développement d’un certain nombre de maladies hydriques.
  • une quantité suffisante d’eau domestique pour satisfaire les besoins normaux en évitant le gaspillage.
Le projet assainissement a été revu pour optimiser l’investissement et la qualité de service.
Au 1er septembre 2007 la construction des 125 maisons du village à la charge de Volontariat était totalement complétée y compris les équipements d’alimentation en eau et d’assainissements individuels.
Les canalisations extérieures étaient également complétées.
Les équipements de traitement d’eau par osmose inverse ont été mis en place courant octobre.
La construction des équipements collectifs dont Volontariat avait la charge a été finalisée fin octobre.
Le projet de reconstruction du village de Ammankoilpathu a été réalisé avec succès et le village a été inauguré officiellement par les autorités le 11 décembre 2007. Le même jour, les bénéficiaires du projet ont reçu les clés de leurs nouvelles maisons.
Au final, ces maisons (d’un coût unitaire de 3 500€) ont été attribuées à 315 habitants (dont les revenus sont de l’ordre de 2€/j) pour 30 ans. A noter que 25 habitants ont participé à la construction de leur propre maison. Volontariat, impliqué depuis le début dans le soutien à ces populations, a mis à disposition deux travailleurs sociaux qui, à plein temps, travaillent avec ces populations sur la formation, la lutte contre l’alcoolisme, les violences conjugales, l’éducation des filles, thèmes primordiaux pour leur permettre de se prendre en charge et de sortir de l’état de dépendance dans lequel elles se trouvent aujourd’hui.

Construction de maisons d’accueil et création d’un puits (Nila Illam) à Thutipet

Volontariat possède une ferme de 60 acres, localisée sur le village de Thutipet, dans la commune de Villianur à quelques kilomètres de Pondichéry. Cette ferme a été lancée dans le but de fournir du travail et subvenir aux besoins d’agriculteurs pauvres du secteur, en leur permettant d’acquérir des connaissances dans l’utilisation des fertilisants, des engrais organiques pour une production plus productive et plus hygiénique. Dans cette ferme, à part l’agriculture, un élevage a été développé avec aujourd’hui 3000 poulets, 30 vaches et autres bétails.

Elle comporte également une maison accueillant 10 personnels d’encadrement (en fait des mères de substitution) et 55 enfants provenant de différentes communautés. Il y a des enfants Gypsys, des enfants de villages détruits par le tsunami, des orphelins. Ils reçoivent là abris, éducation et nourriture. 12 d’entre eux sont adolescents, admis dans des pensionnats, et viennent à la ferme pendant les vacances. 10 femmes s’occupent de ces enfants et jouent un rôle de « maman » pour eux. Ces femmes reçoivent en contrepartie un salaire qui, bien que modeste, leur permet de subsister car elles sont toutes dans des situations difficiles. Deux d’entre elles sont séparées et, n’ayant aucune éducation, sont incapables de subvenir à leurs besoins. D’autres sont veuves, illettrées, et ce travail leur permet de constituer un petit pécule placé en banque pour leur assurer un avenir. D’autres encore ont un mari alcoolique et s’occuper des enfants à la ferme leur permet de vivre dans une atmosphère familiale et donne un sens à leur vie.

Chaque semaine 100 à 120 enfants sont reçus sur la ferme pour des programmes de découverte. 50% de ces enfants proviennent des villages affectés par le tsunami de Dubrayapet, Vambakeerapalayam et de la colonie de l’atelier Shanti (colonie d’anciens lépreux abandonnés par la société). Chaque année, durant les mois d’avril et mai, la ferme reçoit des camps d’été regroupant environ 900 enfants au total.
Dans cette ferme Volontariat a essayé de recevoir des groupes d’enfants ayant tout perdu dans le tsunami. Bien que non préparé à cela, Volontariat a pu recevoir et fournir un toit à ces enfants se retrouvant sans abris et a essayé de placer les plus âgés dans les écoles avoisinantes. Néanmoins, la place disponible se révèle absolument insuffisante pour loger correctement tous ces enfants.

Aussi ces insuffisances pressantes nous ont conduit à soutenir Volontariat pour la construction de 4 maisons, dans lesquelles pourraient être logés ces enfants/adolescents. Ceci permettrait d’apporter un abri et des conditions de vie correctes à ces enfants démunis en ayant plus d’espace et de meilleures conditions d’hygiène.
D’autre part, la demande en eau de la ferme, que ce soit pour les besoins agricoles ou domestiques, est satisfaite à partir de 5 forages réalisés il y a entre 10 et 20 ans. Le plus vieux, foré il y a plus de 20 ans, est aujourd’hui dans un état critique. Initialement, ce forage avait une profondeur de 150m. A plusieurs reprises il a donné des signes de faiblesse et a du être réhabilité. À la suite de quoi sa profondeur a été ramenée à 120m provoquant une chute importante de son débit. En même temps les besoins domestiques se sont accrus du fait d’un accroissement de la population accueillie sur le site comme mentionné ci-dessus.

Nos experts ont suggéré de réaliser un forage à 200 mètres de profondeur, en 8 pouces de diamètre. Le pompage doit être porté de 10 à 20 HP (Horse Power : chevaux). Ce nouveau forage permettra de satisfaire les besoins en eau du programme d’accueil résidentiel des enfants, Nila Illam, les autres besoins domestiques et ceux de la ferme elle-même.

A fin 2007, le forage a été construit, sous le contrôle de « Pondichéry Ground Water Authority », sur la parcelle R.S. 6/6 de la ferme de Thuthipet appartenant à Volontariat, et est aujourd’hui fonctionnel. Ses caractéristiques sont les suivantes :

  • Profondeur : 207 m
  • Diamètre de forage : 200m/m
  • Diamètre du refoulement : 75m/m
  • Type de pompe : Submersible
  • Puissance du moteur : 30 Ch.
  • Débit d’utilisation : 18 m3/h